Ça y est ! Les deux premières installations solaires de la nouvelle série de douze (projet Energieculteurs) viennent d’être mises en service. Depuis 15 jours, les élèves de l’école Jongkind (15ème) et du collège P. Mendès-France (20ème) utilisent l’électricité produite par les panneaux solaires installés en toiture. Et courant juillet, ce sera le tour de l’école Emelie (19ème) et du centre sportif Elisabeth (14ème). Enercitif aura alors 20 centrales solaires en service.

Avec les mises en service de ces quatre projets, Enercitif va franchir deux seuils symboliques : 20 centrales solaires en exploitation et 1 MWc de puissance installée cumulée. Une belle étape ! Mais pour arriver à la mise en service, c’est à chaque fois un long parcours, parfois ardu ! Flash back.

Enercitif lauréate d’un marché public

Le tout premier point de départ, c’est une démarche de la Ville de Paris qui lance son projet Energieculteurs, pour solariser 15 toitures de bâtiments municipaux. Un gros projet qui demande plus de deux ans de préparation et se traduit notamment par le lancement d’un marché public de “concession de services” pour 12 sites (trois sont traités par la Ville elle-même). En passant d’abord par un appel à candidature, auquel Enercitif répond en mars 2023, puis une phase de mise en concurrence, avec une offre complète déposée par Enercitif en novembre 2023.

La coopérative a été désignée lauréate du marché public au printemps 2024 et, après délibération du Conseil du Paris en juillet, le contrat de concession a été signé en août 2024.

Photo de rangées de panneaux solaires sur le toit d'un bâtiment

L’installation photovoltaïque sur le toit du collège Pierre Mendès-France (19è arr.)

Elle avait anticipé et a aussitôt lancé ses propres consultations pour  choisir les professionnels qui allaient l’accompagner dans cette aventure. Et en premier lieu, un maître d’œuvre, pour l’accompagnement et les validations techniques. C’est le bureau d’étude photovoltaïque Cythelia, que la coopérative connaissait déjà, qui a été retenu. Ensuite, le choix de l’installateur pour les 4 premiers sites s’est porté sur la société Sunvie (qui avait déjà construit 12 centrales pour Enercitif), et pour le Bureau de contrôle technique Préventec, également connu. 

L’installation photovoltaïque sur le toit de l’école Jongkind (15è arr.)

De multiples étapes

Une fois le projet lancé, c’est toute une série d’étapes qui s’enchaînent et souvent se superposent :

  • les études préalables (APD), nécessaires à la sélection de l’installateur et aux autorisations administratives ;
  • les autorisations administratives : autorisation d’urbanisme, l’autorisation de travaux sur un établissement recevant du public (ERP), et la demande de raccordement auprès d’Enedis qui, vu la complexité, peut durer jusqu’à un an, pour l’obtention des différentes conventions ;
  • les études d’exécution, détaillées, qui précisent tous les matériels, les plans, les notes de calcul, les garanties… et leur validation par le maître d’œuvre et le bureau de contrôle. C’était au deuxième trimestre 25 ;
  • les chantiers eux-mêmes, assez rapides (2 à 4 semaines) , en été pour les établissements scolaires et en octobre pour le centre sportif Elisabeth ;
  • la réception des chantiers et les levées de réserves, avec des aller-retours entre l’installateur, le maître d’ouvrage, le maître d’œuvre et le bureau de contrôle. Cette étape s’est révélée beaucoup plus longue que prévue, en particulier du fait des grosses difficultés de l’installateur, qui n’arrivait plus à mobiliser les ressources pour assurer ses missions ;
  • les ultimes contrôles et validations, la production du Dossier des ouvrages exécutés, pour aboutir à la certification du Consuel, le sésame pour pouvoir faire la demande de mise en service à Enedis ;
  • et enfin, lorsque les différents contrats / conventions avec Enedis sont signés, qu’un créneau a pu être trouvé, arrive la fin du parcours : la mise en service. Du fait de ses lourdes difficultés, elle n’a pas pu être assurée par l’installateur Sunvie, et c’est l’installateur sélectionné pour la deuxième tranche, Wewise, qui s’en est chargé.

Du fait de ces différentes difficultés, le parcours complet a été nettement plus long que prévu : plus de 18 mois au total. Mais la deuxième tranche (8 centrales), avec un nouvel installateur, s’annonce beaucoup plus courte : moins de la moitié.

Un travail collectif

On le voit, l’ensemble de ces étapes constitue une opération un peu plus complexe qu’il n’y paraît, et dont la réussite est conditionnée par  l’expertise et l’engagement des femmes et des hommes qui la portent. Malgré les inévitables difficultés, il faut souligner la qualité des relations entre toutes les personnes intervenantes, leur engagement et le souci d’un fonctionnement harmonieux. Qu’ils en soient toutes et tous remerciés :

  • l’équipe de bénévoles d’Enercitif et, depuis mars 25, son chef de projet salarié,
  • l’équipe de la DTEC (Direction de la transition écologique et du climat) de la VIlle de Paris, avec laquelle les échanges sont permanents, constructifs et en plus, sympathiques,
  • les équipes des installateurs, du maître d’œuvre et du bureau de contrôle, avec lesquelles les échanges sont également continus, fluides et toujours très agréables. 

Au global, un beau projet de transition énergétique en ville, mais aussi une belle aventure humaine !